| Des centres de données qui prolifèrent sans vision d'ensemble, le contournement routier entre Martigues et Port-de-Bouc qui grignote 84 hectares de terres naturelles, le défrichement d'un hectare de boisement à Bouc-Bel-Air pour des logements et une voirie, l'abattage contesté de 37 arbres au parc Bonneveine, la ligne à très haute tension sur le territoire arlésien : les actualités de ce mois d'été racontent, en réalité, une seule et même histoire. Celle d'un territoire où s'empilent, parcelle après parcelle, arbres après arbres, mégawatt après mégawatt, des décisions prises au cas par cas, sans qu'aucune ne soit jamais confrontée à une vraie stratégie globale. Datacenters en quête d'eau et d'électricité, infrastructures routières qui génèrent leur propre trafic, urbanisation qui efface les dernières respirations paysagères : chaque projet apparaît local, mais leurs effets s'additionnent et dépassent largement la somme de leurs parties. FNE Bouches-du-Rhône ne s'oppose pas par principe au progrès, à l'aménagement ou au numérique. Ce que la fédération réclame est plus exigeante : de la sobriété, de la planification régionale et une véritable démonstration d'utilité collective avant d'engager ce qui ne se sera pas réparé. Derrière chaque dossier, c'est aussi la question démocratique qui se pose. L'enquête publique sur l'OAP San Baquis Est à Bouc-Bel-Air, comme le rassemblement du 19 septembre 2026 au Théâtre antique d'Arles organisé par le Collectif THT13/30, rappelle que les habitants ne sont pas seulement des spectateurs : ce sont des parties prenantes, dont la consultation doit intervenir en amont, pas une fois les choix déjà arrêtés. Nous vous invitons à lire les articles ci-dessous, à participer aux enquêtes publiques qui vous concernent et à vous mobiliser aux côtés des collectifs engagés. |