— Actions de sensibilisation —

Lambesc : la bataille des collines

Près de 300 personnes se sont réunies le samedi 3 octobre 2026 à l’appel du Collectif de défense des collines, pour s’opposer au projet de centrale photovoltaïque sur le plateau de Roquerousse à Lambesc.
Un projet qui divise depuis six ans

Porté par la société Silversun Roquerousse, le projet prévoit l’implantation de panneaux solaires sur une zone boisée des collines de Lambesc. Il est en préparation depuis six ans et fait l’objet d’une instruction en cours par la préfecture, concernant notamment un permis modificatif et une autorisation de défrichement.

La mairie de Lambesc a récemment annoncé une réduction du projet, passant de 20 000 à 16 000 panneaux, soit un hectare de moins. Pour les opposants, cette ajustement ne change rien de fondamental : les obligations légales de débroussaillement autour des installations continueraient de grignoter les espaces boisés restants.

Un site classé Natura 2000

Une partie du parc est prévue dans un secteur classé Natura 2000, un réseau européen de protection des milieux et des espèces les plus remarquables. C’est précisément cette richesse écologique qui motive la contestation.

En effet, les collines accueillent l’aigle de Bonelli et le Circaète Jean-le-Blanc, deux rapaces dont la présence a justifié la création de la zone Natura 2000. Le lézard ocellé et la magicienne dentelée, un insecte rare, figurent également parmi les espèces que le collectif souhaite protéger.

Un rassemblement festif mais déterminé

Le rassemblement a pris une forme festive et familiale, avec un parcours informatif composé de panneaux, de dessins et de graphiques. L’objectif : expliquer le projet aux passants et toucher de nouveaux habitants, de plus en plus nombreux à rejoindre la mobilisation.

Les opposants défendent une alternative claire : privilégier les toitures, les friches et les espaces déjà artificialisés pour développer le solaire. « Le solaire sur nos toits, pas dans nos bois », résume l’une des pancartes brandies lors du rassemblement.

La mobilisation s’est achevée par une flashmob et des chants, mais aussi par une promesse : celle de poursuivre la lutte. Pour les manifestants, l’enjeu dépasse le seul plateau de Roquerousse : il s’agit de fixer une ligne rouge pour l’implantation des énergies renouvelables en Provence.

FNE13 s’est engagée dans une action juridique contre le projet. Le recours repose sur plusieurs arguments juridiques et écologiques et conteste l’implantation du parc dans une zone classée Natura 2000 et ZNIEFF, où vivent des espèces protégées. La Fédération alerte également sur le caractère «potentiellement mensonger et notablement insuffisant » de l’étude d’impact environnemental du projet.