Actions de sensibilisation

Bouc-Bel-Air : l’OAP San Baquis Est soumise à enquête publique

Une enquête publique est organisée à Bouc-Bel-Air dans le cadre d’une demande d’autorisation de défrichement portant sur 8 258 m² au sein du secteur de San Baquis Est.

Situé entre le centre commercial de la Croix d’Or et l’autoroute A51, le secteur de San Baquis Est a été identifié dans les documents d’urbanisme communaux comme un espace destiné à accueillir une opération mêlant logements, activités économiques et nouvelle desserte routière.

L’ouverture à l’urbanisation de San Baquis Est a été engagée dans le cadre de la modification n°2 du plan local d’urbanisme de Bouc-Bel-Air. Cette procédure avait explicitement pour objet l’urbanisation du secteur, alors classé en zone à urbaniser.

Près d’un hectare de boisement concerné

La demande soumise à enquête publique concerne le défrichement de 8 258 m². Derrière ce chiffre, ce sont des sols vivants, des arbres, des strates arbustives et des habitats qui risquent de disparaître au profit d’un aménagement urbain supplémentaire.

Le défrichement ne se réduit pas à la coupe d’arbres. Il modifie durablement les capacités du sol à absorber les pluies, à stocker du carbone, à abriter la faune et à tempérer les fortes chaleurs, dans un territoire méditerranéen particulièrement exposé au dérèglement climatique.

Le secteur de San Baquis s’inscrit dans la plaine du Grand Vallat, que les documents communaux décrivent comme une unité géographique et paysagère à part entière. À San Baquis Ouest, cette plaine est notamment présentée comme jouant un rôle de corridor écologique entre les massifs collinaires.

FNE13 demande que le rôle écologique des espaces concernés soit étudié avec précision, y compris à San Baquis Est. Les continuités écologiques ne s’arrêtent pas aux limites administratives d’une opération d’aménagement : elles dépendent des connexions entre les boisements, les friches, les haies, les sols agricoles et les espaces ouverts.

Le défrichement doit être apprécié dans son environnement immédiat, mais aussi à l’échelle de l’ensemble des aménagements déjà réalisés ou programmés autour de la RD8n, de l’A51 et des secteurs urbanisés de Bouc-Bel-Air. L’accumulation de projets peut fragmenter progressivement les milieux naturels et réduire les dernières respirations paysagères de la commune.

L’enquête publique est un moment essentiel de démocratie environnementale. Elle doit permettre aux habitants de prendre connaissance de l’ensemble du dossier, de vérifier les inventaires naturalistes, d’apprécier les incidences du défrichement et de formuler des observations avant que l’autorisation ne soit éventuellement délivrée.

FNE13 invite les citoyens à se saisir de cette procédure. La participation du public est nécessaire pour demander des informations complètes sur les espèces présentes, les arbres concernés, les mesures d’évitement prévues, les modalités de compensation éventuelle et le devenir des sols après le défrichement.



Image : © CC Source: pixabay.com / Auteur: PublicDomainPictures