La mobilisation citoyenne se poursuit autour du parc de Bonneveine, à Marseille, où 37 arbres supplémentaires sont menacés d’abattage. Plusieurs dizaines de riverains, de représentants associatifs et de militants se sont opposés à cette opération.
La Ville de Marseille justifie sa décision par une expertise réalisée en mars par l’ONF Vegetis. Selon la municipalité, les 37 arbres concernés présenteraient un risque élevé de chute susceptible de mettre en danger les usagers du parc et les riverains.
Pour accompagner l’opération, la Ville annonce la plantation de 210 nouveaux arbres, d’une hauteur comprise entre trois et quatre mètres. Cette promesse ne convainc pas les opposants, qui contestent la nécessité de l’abattage et dénoncent la méthode employée.
Un engagement de concertation contesté
Le collectif de riverains affirme qu’une réunion organisée le 10 août en mairie centrale avait débouché sur plusieurs engagements. La municipalité devait notamment transmettre l’ensemble des tests de l’ONF, communiquer la liste et la localisation des arbres concernés, puis laisser un délai de quinze jours avant toute décision définitive.
Après l’abattage de 14 arbres déjà réalisé, l’annonce de cette nouvelle opération a été vécue comme une trahison par les riverains. Ceux-ci estiment que la Ville n’a pas respecté le calendrier de discussion annoncé et demandent l’accès aux documents ayant fondé la décision.
Président de FNE13, Richard Hardouin apporte son soutien à la mobilisation et dénonce de la part de la Ville une « incompétence, un défaut de transparence et un parjure ». Ces accusations traduisent, selon l’association, une rupture entre les engagements pris devant les habitants et la décision finalement mise en œuvre.
La Ville invoque un danger imminent
Selon la policière municipale citée par La Marseillaise, aucun arrêté municipal n’était nécessaire en raison d’un danger imminent. Marc Foveau, directeur général adjoint “Ville du Quotidien”, affirme pour sa part que les expertises établissent la dangerosité des arbres et que l’opération a été programmée après la période de nidification afin de ne pas porter atteinte aux espèces protégées.
Pour les opposants, cette analyse soulève une question centrale : les travaux réalisés en 2025 ont-ils contribué à fragiliser les arbres aujourd’hui présentés comme dangereux ? Le collectif refuse que la fragilité structurelle du parc, aménagé en 1976, soit invoquée pour écarter toute responsabilité dans les interventions plus récentes.
L’abattage finalement engagé
Malgré la mobilisation et les heurts entre opposants et forces de l’ordre, l’entreprise prestataire a commencé à utiliser ses tronçonneuses lundi à 17 h 15. Les arbres concernés ont été abattus, dans un climat de forte tension.
Pour FNE13, cette affaire dépasse la seule question du devenir des arbres du parc Bonneveine. Elle pose celle de la transparence des décisions publiques, de l’accès aux expertises et du respect de la parole donnée aux habitants.
Une pétition est en ligne
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